Le cheval est à l’arrêt, se tient campé et reporte tout son poids sur ses talons. Il se déplace peu et la boiterie est aggravée sur sol dur. La douleur est intense et peut amener le cheval à se maintenir en position couchée.
Dans un premier temps, si la fourbure est détectée très tôt, je préconise de plonger les pieds dans la glace pour limiter les symptômes puis réduire la douleur avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le cheval doit être soulagé le plus rapidement possible. Personnellement j’utilise des plaques de polystyrène extrude de 8 centimètres d’épaisseur qui ont l’avantage de pouvoir être mises en place très rapidement et sans contrainte pour le cheval, ceci permettra d’apporter un minimum de confort et de limiter la bascule et/ou l’effondrement de la phalange.
Dans un second temps, uniquement après la fin de phase aiguë de la fourbure (environ 10 jours), il ne faudra en aucun cas ferrer le cheval d’une manière classique, c’est-à-dire l’obliger à se tenir sur trois membres. Cela crée une trop forte surcharge. Il est préférable de le ferrer couché ou suspendu dans un harnais.
Un parage spécifique devient alors indispensable. L’objectif est de :
- abaisser au maximum les talons pour tenter de ré-horizontaliser la troisième phalange
- râper fortement la pince en pariétal pour l’aligner avec P3 et évacuer le podophylle nécrotique, limitant ainsi la formation d’abcès.
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